Modèles économiques des clubs

De nombreux clubs s’interrogent sur leur modèle économique. A cela rien d’anormal, si ce n’est la tendance à l’itération et à vouloir ressembler à des schémas non adaptés à son propre club.

Pour y voir plus clair, il faudrait pouvoir s’appuyer sur la littérature scientifique sur le sujet, en particulier sur les publications de Wladimir Andreff, Professeur émérite d’économie et Président du conseil scientifique de l’observatoire économique du sport (… entre autre) et sur les modèles économiques des clubs de football en France.

Nous vous en proposons un court extrait qui vous permettra de mieux saisir les conditions de valorisation de votre club sur votre territoire.

« Le modèle économique des clubs de football est un modèle de revenus mais également de coûts en rapport avec leur objectif. Il peut être défini comme la recherche d’un équilibre entre revenus, coûts et objectif, ce dernier pouvant varier : optimisation du profit, des résultats sportifs sous contrainte d’équilibre budgétaire, sous contrainte budgétaire « molle ».

En France, le modèle de revenus des clubs de football a évolué au fil du temps. Cette mutation s’inscrit dans le passage d’un modèle SSSL (Spectators-Subsidies-Sponsors-Local) à un modèle MCMMG (Media-Corporations-Merchandising-Markets-Global) à l’échelle européenne (Andreff et Staudohar, 2000).

En France, le modèle de revenus des clubs de football a évolué au fil du temps

Avant 1914, le financement du sport était assuré principalement par les pratiquants (Bourg & Gouguet, 2001,p. 19). Par la suite, avec la mise en spectacle des compétitions, les spectateurs sont devenus la première source de recettes, devançant les subventions accordées par les collectivités locales et les patrons industriels.

 Les revenus de publicité deviennent progressivement de plus en plus importants et, dans les années 1960 et 1970, le sponsoring augmente significativement, les firmes recherchant plus d’identification directe en termes d’audience, d’image, de notoriété et de ventes (Andreff et Staudohar, 2000,p. 259).

En France, durant la décennie 1970, les recettes d’exploitation des clubs de division 1 de football proviennent majoritairement des spectateurs, complétées par les subventions et le sponsoring. Le modèle SSSL est alors à son apogée, le L trouvant sa justification dans le fait que les revenus sont générés auprès de résidents locaux ou nationaux. »

Ce qui pourrait être retenu, c’est que le modèle SSSL (Spectators-Subsidies-Sponsors-Local) s’applique encore en grande partie aujourd’hui à de nombreux clubs et c’est sur cette logique que nous proposons aux clubs de se développer. Dans le contexte de modification des pratiques sportives , nous renforçons les aspects « Subsidies » (Ressources d’activités) qui prennent forme de stage, de boutique, d’événements internes au club.

Il est beaucoup plus compliqué de s’attacher à une valorisation média pour les clubs amateurs basé en partie sur le modèle MCMMG (Media-Corporations-Merchandising-Markets-Global). Pour autant, à travers des solutions techniques comme le dropshipping, nous permettons aux clubs d’aller chercher des ressources périphériques tout en optimisant les aspects des équilibres revenus, coût et objectifs.

Conscient que ces aspects sont parfois compliqués à cerner, nous avons cherché à simplifier les fonctionnalités de Comiti pour que cette démarche devienne logique et en adéquation avec le projet du club. C’est aussi pour cela que nous vous proposons de la formation ou de l’accompagnement sur la définition du projet de club ou sur les modèles de diversification de sources de financement.

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